On raconte que les ruines de l'ancien château qui surplombait les gorges du Fier abritaient un fabuleux trésors, mais que celui-ci était gardé par un gigantesque serpent. Malheur à celui qui aurait voulu s'en approcher, la bête féroce l'aurait dévoré aussitôt. Cependant une fois l'an, dans la nuit du 24 au 25 décembre, pour certains, du 31 décembre au 1er janvier pour d'autres, entre le 1er et le douzième coup de minuit du clocher, le serpent se glisse à l'extérieur des catacombes du château. A ce moment là vous avez une chance, de pouvoir entrer, trouver le trésor et vous enfuir, avant que son gardien ne revienne.
" Le serpent de cette légende, réunit deux principes de la doctrine judéo-chrétienne moyenâgeuse : l'avarice et l'interdit du sexe. Argent et sexualité, une union vieille comme le monde.
Ce gardien d'un trésor fabuleux, siège dressé comme un
phallus, orgueil droit, prêt à fondre sur sa proie. Il est un
des symboles des fondements animiste, développés dans chaque
culture à travers le monde (même les peuples esquimaux qui n'ont
pourtant jamais vu de serpent de leur vie).
Nous souhaitions lui donner une force et une obscurité propice à son antre à travers le noir qui couvre sa peau, tranchant avec des couleurs plus vivantes de ses sorties annuelles sur la terre des hommes. Les chaînes peuvent à la fois transcrire la possibilité de la présence d'un maître, mais aussi de la protection et du contrôle des peurs anciennes sur le présent. "
Le Serpent des Gorges du Fier - chimère de cuir